Morning over the bay

Que dire de l’homosexualité ?

par

Autres langues: lietuvių, English

0 Commentaires
0 Commentaires
0 Commentaires
    Envoyer

Car si autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Conduisez-vous comme des enfants de lumière! Le fruit de l’Esprit consiste en effet dans toute forme de bonté, de justice et de vérité. Discernez ce qui est agréable au Seigneur et ne participez pas aux œuvres stériles des ténèbres, mais démasquez-les plutôt. En effet, ce que ces hommes font en secret, il est même honteux d’en parler. Ephésiens 5 :8-12

Lorsqu’en 1995 parurent les recommandations d’un panel de l’Eglise anglicane, selon lesquelles l’expression « vivre dans le péché » devait être abandonnée et tout couple, qu’il soit non-marié, hétérosexuel ou homosexuel, devait « être encouragé et soutenu dans son mode de vie », la plupart des Chrétiens s’en inquiétèrent. Suggérant que « les relations et les comportements amoureux homosexuels » ont la même valeur intrinsèque que les relations et les actes hétérosexuels, le panel a proposé que l’on devait autoriser l’expression de l’amour « dans une grande variété de relations »footnote . Aujourd’hui, une telle déclaration ne surprend même plus. De nombreuses églises de confessions différentes défendent des idées similaires, et ceux qui ne sont pas d’accord hésitent à le dire. Au nom de la « tolérance » et de « l’ouverture », les enseignements du Christ ont été remplacés par un faux évangile selon lequel un comportement pécheur est normal, voire même béni de Dieu.

Lorsque le rapport du panel a paru, le “mariage” entre personnes du même sexe était une idée marginale, très éloignée des idées dominantes de l’époque. Aujourd’hui, il a force de loi dans une grande partie du monde occidental, et au-delà. De nombreux politiciens et un nombre croissant d’hommes du clergé et de gens ordinaires n’osent pas s’exprimer contre ce mouvement, de crainte de perdre des amis ou leur position. Très peu osent se lever et dire : « Assez ! ». Mais en refusant de reconnaître que le mariage est une alliance entre un homme et une femme, non seulement ils remettent en question toute l’institution de la famille mais ils nient catégoriquement l’ordre dans la création de Dieu. Ils transmettent aux enfants un message erroné : tout est acceptable dès lors que deux personnes ont des sentiments l’un pour l’autre, et un engagement pour la vie envers une personne du sexe opposé n’est qu’une option parmi bien d’autres.

Raison de plus pour que nous qui croyons aux vérités immuables de Dieu n’ayons pas peur de témoigner du plan merveilleux qu’il a sur la sexualité humaine, et d’expliquer la beauté et la liberté d’une vie vécue dans la pureté.

Nous devons aimer tout le monde – c’est la raison pour laquelle nous devons aussi dénoncer le péché.

Tous, nous sommes pécheurs et chaque jour, nous faillons. Les actes homosexuels ne sont pas pires que d’autres péchés, et nous savons par la Bible qu’aucune transgression n’est si terrible qu’elle ne peut être pardonnée ou guérie (Eph. 2 :3-5) Maltraiter les homosexuels ou les juger plus sévèrement que d’autres est mal.

L’expression “Haïssez le péché, non le pécheur” a été raillée par les militants pour les droits des homosexuels, mais en réalité, elle exprime une vérité fondamentale de l’Evangile, vérité qui s’applique à tous et non seulement à ceux qui sont aux prises avec des penchants homosexuels. Jésus est venu pour nous libérer tous du péché. Il est vrai qu’il accepte chacun d’entre nous, et pourtant, il nous aime trop pour nous permettre de rester tels que nous sommes. Il déteste le mal qui nous asservit et a donné sa vie pour nous en racheter. Approuver les relations homosexuelles, c’est nier l’intention créatrice de Dieu.

Les actes homosexuels sont péché. Ils sont « contre nature », contre le dessein créateur de Dieu, et ils constituent une forme de culte de soi-même et d’idolâtrie (Rom. 1 :26). L’acte sexuel entre deux personnes du même sexe est le « péché énorme » de Sodome et Gomorrhe (Gen. 18 :20). Dans Lévitique 18 :22-23, Dieu appelle la relation charnelle homosexuelle une abomination : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : c’est une pratique abominable ». Et que ceux qui rejettent cet interdit sous prétexte que « nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce » expliquent pourquoi tous les interdits sur l’inceste, l’adultère, la bestialité et le sacrifice humain ne seraient pas alors eux aussi ignorés. Toutes ces abominations sont condamnées dans le même passage et suivent immédiatement la condamnation de l’acte homosexuel.

Le Nouveau Testament condamne également le comportement homosexuel. Voici ce que Paul écrit dans Romains 1 :26-28 :

Leurs femmes ont remplacé les rapports sexuels naturels par des relations contre nature. De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec la femme et se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres ; ils ont commis homme avec homme des actes scandaleux et ont reçu en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

Et dans 1 Cor. 6:9-10, Paul écrit :

Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront pas du royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas : ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les homosexuels (…) n'hériteront du royaume de Dieu.

Nombreux sont ceux qui ne voient en ces Ecritures qu’une condamnation des seuls actes homosexuels (et hétérosexuels) offensants. Mais n’est-il pas clair que lorsque Paul parle de ceux qui sont coupables d’homosexualité, il parle de l’offense que constitue le comportement homosexuel en lui-même ? Si seuls certains actes homosexuels « offensants » étaient mauvais, alors qu’en serait-il du reste de ce que Paul mentionne dans le même passage : l’adultère, l’idolâtrie etc. ?

On ne peut être plus clair que Paul dans son épître aux Romains, lorsqu’il qualifie le comportement homosexuel de « désir mauvais », et d’ « impureté sexuelle » et qu’il dit qu’il est « dégradant et honteux ». Ou encore, dans Romains 1 :24-28, lorsqu’il utilise des termes on ne peut plus tranchants pour décrire ceux que Dieu abandonne à « leur intelligence déréglée ». Les actes homosexuels sont toujours mauvais, parce qu’ils déforment la volonté de Dieu sur la création. Ils ne peuvent en aucun cas être approuvés par les Ecritures.footnote Et ceci s’applique tout autant lorsque ces actes prennent place dans le contexte d’une relation « aimante », voire même d’un engagement à vie. Une relation adultérine peut aussi être décrite comme aimante et stable, mais cela ne la justifie pas.

Aujourd’hui, il est fréquent d’entendre dire qu’il est injuste de rendre les homosexuels responsables de tendances qu’ils n’ont pas forcément choisies. Mais ce point de vue passe à côté de la véritable question. Que les homosexuels soient responsables de leur orientation sexuelle ou non n’a pas de lien avec le caractère juste ou pécheur de leurs actions. Expliquer un comportement est une chose. Le justifier en est une autre.

Un certain nombre de livres ont été publiés récemment, avançant l’argument selon lequel à aucun moment la Bible ne condamne le « mariage » homosexuel et qu’elle ne condamne que certains comportements homosexuels : le viol, la prostitution rituelle, et la promiscuité sexuelle. Ils affirment que l’attirance homosexuelle en elle-même n’est jamais condamnée, ni les relations stables entre deux adultes du même sexe.footnote

Mais ce que ces livres semblent oublier, c’est le dessein originel de Dieu sur la sexualité et son plan pour le mariage : l’union d’un homme et d’une femme qui deviennent « une seule chair » pour rendre possible la création d’une nouvelle vie. En d’autres termes, dans le plan de Dieu, l’amour sexuel est bien plus qu’un sentiment intense d’attirance réciproque ou l’union amoureuse et sexuelle de deux personnes. Si le mariage se réduit à cela, alors il faudrait également inclure dans la notion de mariage les liaisons extra-conjugales, les relations incestueuses ou poly-amoureuses avec multiplication des partenaires sexuels. Après tout, de telles relations peuvent également être « aimantes » et stables. Mais il est évident que ces caractéristiques ne rendent pas ces relations légitimes, ou conformes à l’enseignement de la Bible.footnote

Quelle qu’en soit l’origine ou la nature, la tentation sexuelle peut être surmontée.

Les désirs sexuels d’un homosexuel peuvent être impérieux, mais cela est vrai aussi des désirs de toute personne. Tous, nous sommes prédisposés « naturellement » à faire ce que nous ne devrions pas faire. Mais si nous croyons en Dieu, nous devons aussi croire qu’il peut nous donner la grâce nécessaire pour surmonter tous les combats auxquels nous pouvons être confrontés : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12 :9-10)

Lorsque nous dénonçons de tels péchés, n’oublions pas que, bien que les Ecritures condamnent le comportement homosexuel, cela ne nous autorise jamais à condamner ceux qui le pratiquent. En tant que Chrétiens, il est évident que nous ne pouvons en aucun cas justifier le non-respect des droits fondamentaux de toute personne. Il est très facile d’oublier que la Bible parle bien plus de l’orgueil, de la cupidité, du ressentiment et du pharisaïsme que de l’homosexualité. Néanmoins, il nous faut opposer une résistance aux desseins de ceux qui tentent de présenter l’homosexualité comme un mode de vie comme un autre – surtout lorsque la légalisation du mariage entre personnes du même sexe est en jeu. Il nous faut nous opposer aussi à ceux qui cherchent à contraindre différents groupes religieux à renoncer à leurs croyances fondamentales et à accueillir dans leur congrégation ceux qui pratiquent leur homosexualité – voire à accepter qu’ils deviennent pasteurs.

Il est important également de bien faire la différence entre des penchants ou tendances homosexuels et la pratique de mœurs homosexuelles. Si l’orientation homosexuelle peut résulter d’influences psychologiques, de l’environnement social ou peut-être de prédispositions génétiques, l’adoption d’un mode de vie homosexuel est bien une question de choix. Prétendre que notre culture, notre famille, notre histoire ou nos gènes nous ôtent toute liberté de choisir ou de rejeter le péché, revient à nier le concept même de liberté.

En tant que penchants, les racines de l’homosexualité sont particulièrement profondes, et ceux qui y sont confrontés méritent notre aide et notre compassion. Ainsi, il nous faut toujours être prêts à accueillir parmi nous un homosexuel ou une homosexuelle et à leur manifester notre soutien, dans l’amour et la patience - sans toutefois perdre cette clarté qui refuse de tolérer la persistance dans le péché. Par-dessous tout, il nous faut rappeler à ceux qui portent le poids de l’attirance pour des personnes du même sexe qu’ils sont plus que leur sexualité.

J’ai accompagné et guidé bien des personnes aux prises avec des tentations homosexuelles. Il arrive parfois qu’une situation semble sans espoir, mais je sais par expérience que même lorsque quelqu’un est enraciné depuis longtemps dans un mode de vie homosexuel, on peut encore l’aider. Qu’une personne cède à ses tentations ou non, une chose ne change pas : si elle se tourne résolument vers Jésus, l’aide et la libération sont possibles ; si, dans les profondeurs de son cœur, elle reste partagée, sa vie spirituelle s’en trouvera entravée, malgré ses efforts les plus vaillants pour résister à la tentation. Même un regard furtif pervers est révélateur d’un cœur qui n’est pas totalement résolu – et Jésus appelle cela commettre l’adultère « dans son cœur ». Une libération durable ne peut s’accomplir sans un esprit résolu.

Ainsi, il est d’autant plus important que les personnes qui ne sont pas elles-mêmes aux prises avec l’homosexualité tentent de comprendre la terrible souffrance intérieure et la solitude de beaucoup d’homosexuels.footnote Leurs désirs sexuels mal orientés trouvent souvent leur origine dans une soif profonde de liens affectifs sincères avec les autres. Bien des homosexuels n’ont jamais connu d’amour inconditionnel et acceptant de la part de personnes du même sexe. Aux Etats-Unis, au sein de foyers où règne la violence, d’où le père est absent, il existe un vide qui peut induire des sentiments homosexuels chez les enfants.

Et dans notre culture, poussée par la compétition et la volonté de dominer, il est facile pour certains de se sentir exclus; ils peuvent alors se tourner vers un mode de vie homosexuel. Je connais Howard et sa femme Ann depuis qu’ils ont rejoint notre église il y a vingt ans, et pourtant ce n’est que récemment que j’ai vraiment compris toute la dimension du combat de Howard. Enfant, abusé par son oncle, négligé par son père qui vivait principalement pour son travail, raillé par ses camarades pour son manque de dispositions sportives, Howard s’est senti mal compris et pas à sa place. Il avait soif d’attention - de celle de son père, d’autres hommes, et de garçons de son âge. Arrivé à l’adolescence, c’était un homosexuel actif.

Même si Howard ne rejette pas sur sa famille la responsabilité des choix qu’il a faits plus tard dans la vie, son histoire résonne comme un avertissement pour les parents sur ce qui peut se produire quand un enfant grandit sans le soutien d’une famille aimante. Mais l’histoire de Howard est plus qu’un avertissement. Il témoigne de la puissance salvatrice du Christ, de l’importance du repentir, de la force de guérison du pardon, et de la joie que tous, nous pouvons connaître.

Voici ce qu’il écrit :

A l’âge de seize ans, j’ai commencé à pratiquer certains « jeux » avec d’autres garçons. Peu après, j’ai laissé des hommes plus âgés faire avec moi des « expériences » sexuelles. Celles-ci m’excitaient, mais me laissaient rongé par la culpabilité. Je n’arrivais pas à m’ouvrir de cela à quiconque. J’ai même menti à mon père le jour où il m’a confronté à ce sujet et m’a demandé si je ressentais de tels sentiments.

Quand j’eus atteint l’âge de vingt-et-un ans, j’avais fait toutes les expériences homosexuelles possibles. Rien ne me satisfaisait. Mes rencontres avec d’autres hommes me laissaient vide ; je préférais regarder des images et me créer mes propres fantasmes. Jamais je n’ai essayé de me remettre en question par rapport mon attirance pour les hommes, la justifiant à mes propres yeux comme quelque chose à quoi je ne pouvais rien. Même quand mon assurance maladie m’a payé des séances chez un psychiatre pour des problèmes d’anxiété et de stress liés au travail, je n’ai rien confié de ma vie personnelle à mon médecin. J’étais sûr qu’il ne me servirait à rien de parler à quelqu’un. Personne ne me comprendrait et de toute façon, il m’était impossible de changer.

J’ai épousé la première femme avec qui j’ai eu des rapports sexuels. Ann m’aimait et acceptait ce qu’elle savait de moi. Dès le début de notre relation, nous nous sommes ouvert l’un à l’autre sur ce que nous ressentions, mais il m’a fallu deux ans avant que je ne rassemble le courage de lui révéler mon secret. Comme l’on pouvait s’y attendre, la réaction d’Anne fut d’abord la stupeur et l’incrédulité. Je lui ai parlé de mon enfance et des pensées et désirs qui me hantaient. Je lui ai bien fait comprendre que je désirais rompre avec tout cela - ce qu’elle accepta, espérant que j’étais capable de changer. De temps à autre, il m’arrivait d’avoir des relations occasionnelles avec des hommes, et Ann toujours me pardonnait.

A l’époque, un grand nombre d’homosexuels dévoilaient leur homosexualité, révélant leur mode de vie à leur famille et à leurs amis, recherchant l’acceptation de ce qu’ils étaient. Pour ma part, je redoutais cela, parce que j’étais sûr que je ne serais pas accepté. A vrai dire, tout au fond de moi, je ne voulais pas de cette acceptation. Ce que je voulais, c’était de l’aide pour que je puisse surmonter mon problème. Pour finir, j’ai raconté mon histoire à un pasteur laïc en qui j’avais confiance. Il m’a aidé à trouver la force de raconter mon combat à un petit groupe de personnes que je connaissais et dont je me sentais proche. Elles ont d’abord été choquées, tout en me soutenant, conscientes qu’elles aussi avaient leurs combats. Ce fut le début de mon chemin vers la guérison. Seulement le début.

Quelque temps plus tard, ma femme et moi nous sommes joints à un groupe de Chrétiens qui vivaient en communauté. Là, nous eûmes le sentiment que nous avions trouvé un véritable lieu de guérison. Cela s’est avéré vrai dans une certaine mesure, mais il m’arrivait, quand je me sentais las et déprimé, de céder à des pensées et des regards concupiscents, qui plus d’une fois, faillirent me faire retomber dans mes vieilles habitudes. Il était évident que jamais je ne pourrais surmonter mes problèmes par mes propres forces. J’essayais néanmoins de m’en convaincre et assurais ma femme que j’allais bien – tout en me détournant des paroles de Jésus lorsqu’il parle de regards de convoitise. Ma conscience s’émoussait peu à peu. Et mon cœur s’endurcissait de plus en plus.

Ann continuait de me faire confiance, et Dieu nous donna deux fils. Et pourtant, malgré ces grâces, je m’enfonçais de plus en plus - jusqu’au jour où un ami m’a surpris en train de regarder des images pornographique. J’ai d’abord tenté de m’en sortir par le mensonge, puis j’ai finalement trouvé le courage de reconnaitre mon péché. Je m’attendais plus ou moins à ce que l’on me chasse. Mais bien que l’on condamnât mes actes, je ne me suis pas senti moi-même condamné. Des hommes, que je pensais désormais dégoûter me regardaient droit dans les yeux, le regard plein d’un véritable amour fraternel. Mon cœur endurci commençait à fondre…

Ma femme et moi nous séparâmes quelque temps pour me permettre de retrouver des repères. Pendant cette période, Anne resta fidèle à ses vœux – envers la communauté et envers moi. Plus tard, elle me confierait : « Quand nous nous sommes mariés, je n’avais aucune idée de ce qui nous attendait. Nous avons fait la promesse d’être fidèles à Dieu, à l’église et l’un envers l’autre. Nous n’avions alors aucune idée de ce qu’impliquait cette promesse, mais je sais que c’est ce qui nous a protégés. C’est cette promesse qui nous a fait revenir l’un à l’autre.

Anne avait raison, bien sûr. Ce n’est que par la grâce de Dieu que j’ai pu reconnaître à quel point il me fallait être totalement honnête, ouvrir mon cœur plus grand, et redresser toutes les actions ou attitudes mauvaises de mon passé. Alors, les liens qui me maintenaient dans l’esclavage des ténèbres se mirent peu à peu à se rompre.

A mesure que mon repentir s’approfondissait, mon cœur se faisait plus léger, mon esprit plus libre. Finalement, je suis retourné vivre avec ma femme et mes enfants. Aujourd’hui, notre famille est plus unie qu’elle ne l’a jamais été. Et le fléau qui m’avait ravagé toute ma vie s’est transformé en joie profonde. Le Christ m’a fait la grâce d’une conscience en paix – il n’y a pas de plus beau cadeau. Grâce à elle, je sais que j’aurais le courage d’affronter les épreuves à venir. Je sais que je ne serai jamais libre de tentations, mais je sais aussi comment les traverser. Je peux recevoir une aide qui dépasse mes propres forces.

La véritable liberté est possible pour tout homme et toute femme, et il nous appartient de croire ceci - ou pas (Gal. 5 : 1,13). Le témoignage de Howard et d’Ann nous rappelle qu’il ne faut pas s’imaginer que la victoire sera facile, ou qu’elle pourra un jour être acquise une fois pour toutes. Elle ne le sera peut-être jamais. Pour chaque personne qui connaît la guérison, il y en a des dizaines d’autres qui se battent contre les tentations des années durant, parfois toute leur vie. Mais n’est-ce pas le cas de tout le monde ? Il ne peut y avoir beaucoup de Chrétiens qui n’ont pas aspiré à être libéré d’un mal quelconque et prié pour cela, apparemment sans résultat. Mais le Christ nous libère si l’on se donne à lui sans réserve. Pour beaucoup qui sont attirés par les personnes du même sexe, l’appel à suivre le Christ peut vouloir dire une vie de célibat. Mais cela s’applique aussi à tout Chrétien qui ne peut se marier, y compris les hommes et les femmes qui aspirent – sans résultat - à trouver un époux ou une épouse. Quelle que soit notre situation, que nous soyons mariés ou non, jamais nous ne devons douter de ce que, puisque Dieu nous a créés à son image, il reste toujours l’espoir d’une vie de fidélité dans le service et l’amour de son prochain.


Johann Christoph Arnold est un conférencier et écrivain reconnu, spécialiste des questions sur le mariage, l’éducation des enfants, le rôle des parents, et la fin de la vie.

a couple strolls toward an orange sunset

Note

  1. “Church report accepts cohabiting couples (« Un rapport de l’Eglise anglicane accepte le concubinage »),” The Tablet, 10 Juin 1995.
  2. Cf. Andreas J. Kostenberger, God, Marriage and Family (Wheaton, IL : Crossway Books, 2004). Le chapitre 10 constitue un excellent résumé, facile à lire, sur l’enseignement de la Bible au sujet de l’homosexualité.
  3. Nombreux sont ceux qui défendent la thèse suivante : puisque Jésus ne s’est jamais élevé contre les relations homosexuelles stables, c’est qu’elles ne sont pas péché. Non seulement cette conclusion est-elle tirée d’un silence (Jésus ne parle pas non plus de l’inceste), mais elle ne tient pas compte du fait que Jésus, en Juif fidèle, tenait simplement pour acquis que le mariage concernait un homme et une femme (Matt. 19 :1-10). Pour une réfutation rigoureuse des objections courantes contemporaines aux enseignements de la Bible, nous vous recommandons l’ouvrage de Robert A. J. Gagnon : The Bible and Homosexual Practice : Texts and Hermeneutics (Nashville : Abingdon, 2001).
  4. Sherif Girgis, Robert P. George, et Ryan T. Anderson : What is Marriage? Man and Woman : A Defense (New York : Encounter Books, 2012)
  5. Le livre de Wesley Hill, Washed and Waiting : reflections on Christian Faithfulness and Homosexuality (Grand Rapids, MI : Zondervan, 2010), est un témoignage magnifique et honnête sur ce que signifie vivre avec des tendances homosexuelles.
Presenté par Johann Christoph Arnold Johann Christoph Arnold

Conférencier et auteur réputé sur les thèmes du mariage, de la parentalité, de l’éducation, de la résolution de conflits, et des questions liées à la fin de la vie, Arnold a été pasteur au sein des communautés Bruderhof, un mouvement de communautés chrétiennes.

En savoir plus
0 Commentaires