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Le Saint-Esprit n'est autre que le Seigneur revenant à eux, non plus tel qu'ils l'ont contemplé des yeux du corps, mais glorifié, et, sous son nouveau nom, devenu capable de s'unir par le fond de son être au fond du leur, de cette union essentielle, entière, impossible avec aucune créature, impossible avec Jésus-Christ lui-même « durant les jours de sa chair.» C'est alors que toutes les barrières étant renversées. L’esprit étant saisi par l'esprit et la vie par la vie, Jésus-Christ, selon sa touchante expression, « entre chez nous, et soupe avec nous, et nous avec lui, c'est-à-dire vit avec nous dans la communion la plus étroite et la plus tendre. C'est alors que nous demeurons en lui et lui en nous, que nous le recevons, que nous l'écoutons, que nous l'apprenons, que nous le contemplons, autant d'expressions empruntées à l'Écriture. Loin donc que la vraie contemplation de Jésus-Christ ait fini quand il a quitté la terre, c'est là plutôt qu'elle a commencé.

La parole vivante