Morning over the bay

Mais je vous le dis ...

par Eberhard Arnold

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En effet, je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux (Matt. 5:20)

Jusqu'à ce que Jésus apparaisse, ce que quiconque pouvait offrir de meilleur et de bon à Dieu était l’effort de sa volonté, tant au niveau moral que éthique, et la tension de tout son être vers le but idéal de suivre scrupuleusement tous les commandements et d’observer rigoureusement les interdits.

L’Homme cherchait à la fois à exprimer et à refréner des inclinations contraires, et dans une sorte d’emportement fébrile contre la chair, d’étouffer les tendances de cette dernière et de la mortifier.

Ils s’acharnaient, par leurs seules forces humaines, à gravir une montagne où la lumière brillerait sans être cachée et où l'air serait sans pollution.

​Jésus apporte une justice qui dépasse celle atteinte par l’effort humain seul, et différente dans tous les sens de ce que proposent la loi et les prophètes.

Jésus apporte une justice qui dépasse celle atteinte par l’effort humain seul, et différente dans tous les sens de ce que proposent la loi et les prophètes.

Toutefois, même avec ce nouvel enseignement, la loi et les prophètes ne cessent de nous révéler l'existence et la volonté de Dieu.

Jésus n'a en aucune manière ni voulu aller à l’encontre de cette révélation ni voulu en obscurcir la clarté incorruptible.

Ceux qui, par leurs tentatives de rendre les commandements confus voire même de les supprimer, s’élèvent en fait contre la volonté claire de Dieu et profanent la partie divine de leur conscience.

Sans ce sanctuaire de la conscience, ils perdent toute protection contre les puissances sinistres du mensonge, de la haine, et la cupidité. Peu à peu celles-ci les pourchassent dans toutes les situations de la vie et les livrent dépourvus de tout soutien comme victimes à la mort.

Il s’en suit que pas une seule lettre de ces commandements éthiques et de ces interdits moraux ne sera retranchée jusqu'à ce que soit révélé l'esprit essentiel de ces lois et qu’il prenne chair et vie.

Ces commandements sont comme l’expression d’un saint décalogue de notre appel intérieur et le devoir sanctifiant de notre vocation intérieure, la seule chose qui soit absolue dans l'âme humaine. Nombreux sont ceux qui aujourd’hui rejettent ces lois les unes après les autres et les déclarent nulles et non avenues. Ceux-là sont mal préparés pour le royaume de Dieu.

Avant que sa Parole ne devienne chair et ne s’incarne en Jésus, Dieu avait choisi d’exprimer l'essence même de sa sainteté sous une forme quasiment figée, exigeante et sévère.

Aucun être humain ne pouvait personnifier la sainteté de Dieu et sa clarté parfaite. La volonté de Dieu devait s’exprimer à la lettre dans les tables de la loi, car son expression dans le cœur même de l’homme ne pouvait se faire de manière réellement authentique.

Là où régit encore la cupidité, là où la vérité et la pureté de Jésus n'ont pas encore pris racine, et pour éviter une destruction inévitable, la loi doit s’appliquer pleinement.

L’Etat et son monopole de la violence, la loi avec ses codes et ses textes, sont une soupape de sécurité pour le peuple chaotique et désorganisé.

De la même manière que la vapeur peut faire exploser un contenant hermétique et s’évaporer, les éléments antagonistes d’une société pourraient faire exploser cette dernière et tout détruire, si ce n’était l’enveloppe d’acier de la force gouvernementale et les soupapes de sécurité de ses lois.

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Presenté par Eberhard Arnold Eberhard Arnold

Eberhard Arnold (1883-1935), théologien, éducateur et écrivain allemand, fut le fondateur des communautés Bruderhof.

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