The Parable of the Ten Virgins (section) by Phoebe Traquair, Mansfield Traquair Church, Edinburgh

Le royaume des cieux est semblable a dix vierges

par Jean-Christophe Dieterlin

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« Ce jour-là, deux d’entre eux s’en allaient à un bourg nommé Emmaüs qui était éloigné de Jérusalem de soi­xante stades, et ils s’entretenaient entre eux de tout ce qui était arrivé ; comme ils s’entretenaient et qu’ils rai­sonnaient ensemble, Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux ; mais leurs yeux étaient rete­nus, en sorte qu’ils ne le reconnaissaient point; et Il leur dit : « De quoi vous entretenez-vous dans le chemin, et pourquoi êtes-vous si tristes ? » L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit : « Es-tu seul si étranger à Jérusa­lem que tu ne saches pas les choses qui s’y sont passées ces jours-ci ? » Et il leur dit : « Et quoi ? » Ils lui répon­dirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth qui était un prophète, puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple ; comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l’ont livré pour être con­damné à mort et l’ont crucifié.» 0r, nous espérions que ce serait Lui qui délivrerait Israël ; et cependant voici déjà le troisième jour que ces choses sont arrivées. » (Luc 24)

Une tristesse analogue à celle de ces disciples saisit celui qui compare l’état religieux actuel avec les magni­fiques promesses de salut dans les prophètes et le com­mencement de leur accomplissement en Jésus-Christ et dans l’Église apostolique.

L’Esprit de Christ (1 Pierre 1.11) dit par Ésaïe, cha­pitre 61 : « l’Esprit du Seigneur l’Éternel est sur moi ; c’est pourquoi l’Éternel m’a oint pour évangéliser aux débonnaires, il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et aux pri­sonniers l’ouverture de la prison ; pour publier l’année de la bienveillance de l'Éternel et le jour de la vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous ceux qui sont dans le deuil ; pour proposer à ceux de Sion qui pleurent que la magnificence leur sera donnée au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu du deuil, un manteau de louange au lieu d’un esprit affligé, tellement qu’on les appellera les chênes de Justice et le plant de l’Éternel pour le glorifier. »

Lorsque Jésus-Christ commença son ministère, Jean lui fit demander : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons- nous en attendre un autre ? » Jésus répondit : « Allez et rapportez à Jean les choses que vous entendez et que vous voyez : les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont nettoyés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et l’Évangile est annoncé aux pau­vres. » (Matt. 11.1-5)

Après avoir tout accompli, il dit à ses disciples : « Allez- vous-en par tout le monde et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira point sera condamné.

» Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : Ils chasseront les démons en mon nom. Ils parleront de nouvelles langues, ils chasseront les ser­pents; quand ils auront bu quelque breuvage mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades et ils seront guéris. » (Marc 16)

« Or, nous espérions que ce serait Lui qui délivrerait Israël, » et cependant voici déjà plus de dix-huit siècles que ces choses sont arrivées... et les ténèbres couvrent encore la terre, et l’obscurité les nations (Ésaïe 60).

Nous savons que le Père a mis toutes choses sous ses pieds ; cependant nous ne voyons point encore que tou­tes choses lui soient assujetties (Héb. 1.8).

Le sel a perdu sa saveur; l’Évangile, puissance de Dieu (Romains 1), est aujourd’hui une doctrine.

Le peuple de la sainteté a été en possession bien peu de temps ; nos ennemis ont foulé aux pieds ton sanc­tuaire ; nous, avons été comme ceux sur lesquels tu n’as jamais dominé et sur lesquels ton nom n’est pas réclamé (Ésaïe 63).

Des âmes troublées regardent vers Christ : « Es-tu Celui qui devait venir ou devons-nous en attendre un autre? »

Les moqueurs disent : « Où est la promesse de son avènement? Car depuis que les Pères sont morts, toutes choses demeurent dans le même état où elles étaient au commencement de la création. » (2 Pierre 3)

« Et comme les disciples avaient les yeux attachés au ciel pendant qu’une nuée emportait Jésus de devant leurs yeux, deux hommes se présentèrent devant eux en vê­tements blancs et leur dirent : «Hommes Galiléens, pour­quoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé d’avec vous dans le ciel, en reviendra de la même manière que vous l’y avez vu monter. » (Actes 1)

L’opinion des premiers chrétiens était qu’il reviendrait bientôt.

« Je rends continuellement grâces à Dieu pour vous de ce que vous avez été enrichis par Christ en toutes choses, dans la Parole et dans la Connaissance, le témoignage de Jésus- Christ ayant été ainsi confirmé parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don, en attendant la manifesta­tion de notre Seigneur Jésus-Christ. » (1 Cor. 4-7) Le Dieu de Paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds (Rom. 16.20).

Pour nous, nous nous conduisons comme bourgeois des cieux, d’où nous attendons aussi le Sauveur, le Sei­gneur Jésus-Christ (Phil. 3.20).

Vous vous êtes convertis à Dieu pour servir le Dieu vivant et véritable, et pour attendre des cieux son Fils Jésus (1 Thess. 1.9-10).

Nous vous déclarons ceci par la Parole du Seigneur, c’est que nous, qui vivrons et qui resterons sur la terre, à la venue du Seigneur, nous ne préviendrons point ceux qui seront morts ; car le Seigneur lui-même descendra du ciel dès qu’il aura donné le signal par la voix d’un ar­change et par la trompette de Dieu, et ceux qui seront morts en Christ ressusciteront premièrement ; ensuite nous qui vivrons et qui serons restés sur la terre, nous serons enlevés tous ensemble avec eux dans les nuées, au-devant du Seigneur, en l’air, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur (1 Thess. 4.15-17).

Ils attendaient les temps de rafraîchissement de la part du Seigneur lorsqu’il aura envoyé Jésus-Christ qui vous a été annoncé auparavant, lequel il faut que le ciel contienne jusqu’au temps du rétablissement de toutes les choses, dont Dieu a parlé par la bouche de tous ses saints prophètes dès le commencement (Actes 3.20, 21).

Ils espéraient que ce serait Lui qui délivrerait Israël, et cependant voici déjà dix-huit siècles d’écoulés. . . Comment l’or est-il devenu obscur ? Comment les pier­res du sanctuaire sont-elles semées aux coins de toutes les rues ? (Lam. 4)

Le Seigneur nous révèle le mystère : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent au-devant de l’Époux ; or, il y en a cinq d’entre elles qui étaient sages, et cinq qui étaient folles ; celles qui étaient folles, en prenant leurs lampes n’avaient point pris d’huile avec elles ; mais les sages avaient pris de l’huile dans leurs vaisseaux, avec leurs lampes. Et comme l’Époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

Et sur le minuit on entendit crier : « Voici l’Époux qui vient ; sortez au-devant de lui.» Alors ces vierges se levèrent toutes et préparèrent leurs lampes ; et les folles dirent aux sages : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent ; » mais les sages répondirent : « Nous ne le pouvons, de peur que nous n’en ayons pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent et en achetez pour vous. »

Mais, pendant qu’elles en allaient acheter, l’Époux vint, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec Lui aux noces, et la porte fut fermée; après cela les autres vier­ges vinrent aussi et dirent : «Seigneur, Seigneur, ouvre- nous, » (Matt. 7.21) mais Il leur répondit : « Je vous dis en vérité que je ne vous connais point. »

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure à laquelle le Fils de l’homme viendra (Matt. 25). Et comme l’Époux tardait à venir, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

Jésus-Christ n’étant pas venu sitôt qu’elle le pensait, son Épouse est tombée peu à peu dans un état qui n’est ni la mort ni la vie : le sommeil.

Serviteurs, qui sondez l’histoire de l’Église pour y trouver l’accomplissement de la prophétie et la justifica­tion de l’état présent, écoutez comment le Seigneur la résume :

L’Époux ayant tardé, elles s’assoupirent toutes et s’en­dormirent.

Vous qui, étonnés et affligés, demandez au Seigneur :

« N’as-tu pas semé de la bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? » Apprenez : « C’est l’ennemi qui a fait cela (Matt. 12.43, 45) pendant que les gens dormaient. » (Matt. 13)

Veux-tu donc que nous arrachions l’ivraie ?

Non, de peur qu’il n’arrive qu’en ôtant l’ivraie, vous n’arrachiez aussi le bon grain.

Vous qui voulez guérir Sion par des séparations : com­ment reconnaître les folles des sages quand elles dorment toutes ; comment distinguer de nuit l’ivraie du bon grain? Laissez-les croître ensemble... jusqu’à la moisson. Aux an­ges est réservé d’ôter du royaume les scandales et ceux qui commettent l’iniquité.

Vous qui discutez et disputez à propos de dogmes, avec du zèle pour Dieu, mais sans intelligence ; qui con­fondez Jésus-Christ-vérité et doctrine-vérité, avoir et sa­voir, arrêtez-vous pour entendre le Seigneur vous réunir en une même appréciation : elles s’endormirent toutes.

Peuple de Dieu, crois-tu cela? Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien. »

Et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle, nu !

Vierges folles, réveillez-vous !

Vierges sages, réveillez-vous !

Or, mes bien-aimés, vous n’ignorez pas une chose, c’est qu’à l’égard du Seigneur un jour est comme mille ans, et que mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne retarde point l’exécution de la promesse, comme quel­ques-uns croient qu’il y ait du retardement ; mais Il use de patience envers nous, ne voulant point qu’aucun pé­risse, mais voulant que tous viennent à la repen­tance.

Et sur le minuit on entendit crier : « Voici l’Époux qui vient, sortez au-devant de Lui. »

Réveille-toi, réveille-toi, Sion ; revêts-toi de ta force, Jérusalem, ville sainte ; revêts-toi de tes vêtements ma­gnifiques; car désormais l’incirconcis et le souillé ne pas­seront plus au milieu de toi. Jérusalem, secoue la poudre de dessus toi, lève-toi ; tes sentinelles élèveront leurs voix et se réjouiront ensemble avec un chant de triom­phe, car elles verront de leurs yeux que l’Éternel aura ramené Sion. Déserts de Jérusalem, éclatez, réjouissez- vous tous ensemble avec un chant de triomphe; car F Éternel a consolé son peuple, Il a racheté Jérusalem ; l'Éternel a découvert le bras de sa sainteté devant les yeux de toutes les nations ; tous les bouts de la terre verront le salut de notre Dieu (Ésaïe 52).

Réjouis-toi avec des chants de triomphe, stérile qui n’enfantais point ; toi qui ne sentais pas les douleurs de l’enfantement, éclate de joie ; élargis le lieu de ta tente, qu’on étende les rideaux de tes pavillons, ne néglige rien, allonge tes cordages et fais tenir ferme tes pieux ; car tu te répandras à droite et à gauche, et ta postérité possé­dera les nations et fera habiter les villes désertes.

Ne crains point, car tu n’en auras pas de honte, et tu ne rougiras point et ne seras point confondue, parce que tu oublieras la confusion de ta jeunesse et que tu n'auras plus de souvenir de l’opprobre de ton veuvage.

Car celui qui t’a formée sera ton époux, l’Éternel des armées est son nom, et ton rédempteur, le Saint d’Israël; il sera appelé le Dieu de toute la terre. Car l’Éternel t’a appelée comme une femme abandonnée et affligée en son esprit et comme une jeune femme qui aurait été répudiée, a dit ton Dieu.

Je t’ai abandonnée pour un peu de temps, mais je te rassemblerai par mes grandes compassions.

J’ai caché ma face pour un moment dans le temps de la colère, mais j’ai eu compassion de toi par une miséricorde éternelle, a dit l’Éternel ton Rédempteur (Ésaïe 54) Elle a enfanté avant que de sentir les douleurs de l’en­fantement ; elle a été délivrée avant que les tranchées lui vinssent.

Qui entendit jamais une telle chose? Un pays sera-t-il enfanté en un jour, ou une nation naîtrait-elle tout d’un coup que Sion ait enfanté ses fils aussitôt qu’elle a été en travail d’enfant ?

« Moi qui fais enfanter les autres, ne ferai-je point en­fanter Sion ? a dit l’Éternel ; moi qui fais naître, l’empêcherai-je d’enfanter ? » a dit ton Dieu.

Réjouissez-vous avec Jérusalem et soyez dans l'allé­gresse à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ; vous tous qui pleuriez sur elle, réjouissez-vous avec elle d’une grande joie (Ésaïe 54).

Ces prophéties indiquent que quand une fois le cri de minuit aura retenti, le réveil et l’évangélisation du monde se feront vite.

Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, et pour l’amour de Jérusalem je ne serai point en repos jusqu’à ce que sa justice sorte comme une splendeur, et que sa délivrance s’allume comme une lampe.

Alors les nations verront ta justice et tous les rois ta gloire, et on t’appellera d’un nouveau nom que la bouche de l’Éternel aura expressément déclaré.

Car comme un jeune homme se marie à une vierge et comme tes enfants se marient chez toi, ainsi ton Dieu se réjouira de toi, de la joie qu’un époux a de son épouse Jérusalem, j'ai ordonné des gardes sur tes murailles ; ils ne se tairont point, ni le jour ni la nuit ; vous qui fai­tes souvenir de l’Éternel,

Ne vous donnez point de repos
Et ne Lui donnez point de repos,
Jusqu’à ce qu’il rétablisse et qu’il remette Jéru­salem.
L’Esprit et l’Épouse disent : Viens.
Que Celui qui l’entend dise aussi : Viens. Que celui qui a soif vienne.
Celui qui rend témoignage de ces choses dit : Oui, je viens bientôt.
Amen. Oui, Seigneur Jésus, viens !

La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous. Amen.

The Parable of the Ten Virgins (section) by Phoebe Traquair, Mansfield Traquair Church, Edinburgh La parabole des dix vierges (détail) par Phoebe Traquair. Mansfield Traquair Church, Édimbourg.
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