A man and a woman talk under a tree

La confession — pourquoi?

par Johnny Fransham

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  • BRICE TCHENKOUE

    Amen, je ne m'étais pas rendu compte pendant mes confessions que j'adhérais à deux aspects majeurs que comporte l'acte: s'humilier pour avoir la force de ne plus retomber et s'abaisser pour être relevé et rendre gloire à mon Créateur.

  • julien Paulna

    je vous demande de me conseiller a cultiver la confession sans le pardon on peut pas obtenir la faveur de Dieu

Un couple envoyé en mission par notre église est retourné il n'y a pas longtemps. Ils ont rencontré beaucoup de gens avec des âmes affamées, des gens qui cherchaient un changement et renouvellement dans leurs vies. Mais, lorsqu'ils ont parlé du pardon des péchés que Jésus nous offre, ils ont suscité des réactions diverses : « Dieu m'a déjà pardonné », « dois-je vraiment confesser mes péchés afin d'être pardonné ? », « La grâce de Dieu, n'est-elle pas suffisante ? ».

Il est en effet indéniable que la grâce de Dieu abonde, néanmoins ceci est vrai surtout lorsque nous déchargeons nos cœurs devant une autre personne. C'est pourquoi Dietrich Bonhoeffer écrit : « En confessant des péchés concrets, le vieil homme succombe à une mort pénible et honteuse devant les yeux d'un frère. Puisque cette humiliation est si dure, nous complotons continuellement pour l'éviter. Pourtant, dans la profonde douleur mentale et physique de l'humiliation devant un frère nous réalisons notre délivrance et salut. »

Confesser ses péchés à quelqu'un – même à une personne en qui nous faisons confiance – n'est jamais facile, parce que cela veut dire que nous devenons vulnérables, que nous avons besoin d'aide. Dans un monde qui exalte les accomplissements de l'individu et qui méprise toute faiblesse, révéler ses péchés et dire « je suis désolé » n'est pas ce que la plupart de nous voulons faire. Puis, on craint les commérages, qui circulent si vite, surtout dans un groupe de chrétiens dévoués l'un à l'autre.

Mais tout cela peut être une évasion, une excuse pour ne pas se détourner du péché. En nous cachant derrière notre Christianisme, nous gardons le secret de nos péchés, pas parce que nous nous sentons pardonnés, mais plutôt par peur d'être blessés dans notre amour-propre. Même parmi les chrétiens les plus dévoués on est si habitués à avoir une attitude moralisatrice, d'être autonome, à avoir une bonne réputation, qu'au lieu d'être le pécheur qu'on est, on s'enferme derrière des barreaux dans un cachot qui n'est construit que d'une façade spirituelle – une prison qui assure notre isolation l'un de l'autre et de Dieu.

Ma femme et moi avons fondé notre mariage sur le désir de suivre Christ par-dessus tout. Nous avons échoués maintes fois, pourtant tout aussi souvent nous avons trouvé qu'en confessant ouvertement nos fautes l'un à l'autre nous éprouvons une unité et un amour plus profond, nous permettant de nous aider mutuellement. C'est tout à fait évident pour moi qu'en gardant des secrets de ma femme – particulièrement dans le domaine des tentations et péchés – je gâche notre mariage.

N'est-il pas vrai vis-à-vis toutes relations ? Si nous désirons ardemment la paix et l'unité et l'amour dans nos relations fraternelles, alors nous devons devenir vulnérables, révélant ce que nous cachons de ténébreux en nous. Quand l'Apôtre Paul nous encourage de porter les fardeaux l'un l'autre, c'est en vue de nous approcher de Jésus et, en fin de compte, l'un de l'autre. C'est un don, pas une besogne que nous accomplissons à contrecœur.

La première lettre de Jean est aussi tranchante qu'elle est optimiste : « Si nous disons que nous sommes en communion avec lui tout en marchant dans les ténèbres, nous mentons et nous ne mettons pas la vérité en pratique. Mais si nous marchons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres… » (1 Jean 1.6-7).

Que veut dire marcher dans la lumière, être franc, laisser le Christ libre de nous débarrasser de ce qui est malsain en nous ?

Comme le paralytique décrit en Matthieu 9, nous sommes tous affligés de certaines souffrances ou maladies ou infirmités. Mais surtout, la plupart d'entre nous sommes accablés par nos péchés et nos échecs. C'est pour cela que Jacques, dans sa lettre, nous encourage d'appeler les anciens de l'église pour prier, et de confesser nos péchés l'un à l'autre (Jacques 5.13-17).

Par la confession, nous pouvons déverrouiller les barreaux qui lient notre esprit. Alors, nous réaliserons une guérison authentique et durable.

Pour ce faire, nous devons nous tenir prêts à être changés par le Christ. Peut-être c'est pour cela que nous résistons à nous confesser à qui que ce soit. Car, admettre nos méfaits à une autre personne voudrait dire que nous sommes prêts à changer notre comportement et notre mode de vie. Jésus promet de tout renouveler, mais il dit aussi : « Va, et ne pèche plus. »

Oui, Dieu sait tout, et nous pouvons toujours l'approcher directement. Son pardon est un don précieux. Mais son pouvoir de libérer et guérir a un prix : nous devons nous permettre d'être abaissés afin que le Christ Lui-même puisse vraiment nous réveiller à une vie nouvelle.

Quand nous confessons nos péchés l'un à l'autre, nous suivons la voie humble de Jésus, qui est né dans une mangeoire et mort sur une croix. Nous rencontrons ce Jésus dans nos frères et sœurs. C'est un mystère, mais la voie humble est la seule qui mène à la lumière et l'espérance, à la liberté et la joie. Alors, comme a dit Jésus : « le Royaume de Dieu est parmi vous » (Luc 17.21).

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